La préparation du tour de corse a commencé par les conseils de mon frère Pascal, qui connaît bien cette Île pour y passer depuis 20 ans ses vacances d’été.

Tout d’abord, le point le plus important : il est préférable de réaliser ce tour dans le sens des aiguilles d’une montre. De façon à être du coté de la montagne quand nous serons sur les corniches surplombant la mer. Le danger est beaucoup moins grand de ce côté ci du bitume, bien qu’il faille slalomer entre les cochons sauvages, les ânes et les chûtes de pierres.

Il nous a ensuite indiqué quelques endroits qu’il apprécie : les piscines naturelles du Fango, l’auberge sur les bords du Fango (Le fangu à Tuarelli : chez Pierrot), Girolata, Porto, Calvi.

Nous avons ensuite construit notre itinéraire :

Tous les hôtels ont été réservés avant notre départ ainsi que les locations des motos (Transalp Honda 650)

Arrivée à l’aéroport d’Ajaccio

Réception des 2 roues sur le parking de l’Aéroport

Prise en main des motos dans les environs d’Ajaccio, les motos sont molles en comparaison de nos VSTROM. L’heure du déjeuner approche et nous nous trouvons en pleine campagne. Nous décidons de passer rendre visite aux propriétaires du camping U Sommalu dans le golfe de Sagone où nous avions loué un bungalow 2 ans plus tôt. Il y a une épicerie qui nous a permis d’acheter de quoi grignoter si nous ne trouvions pas d’auberge pour nous restaurer. La propriétaire nous a reconnu et nous a indiqué un petit resto sur la plage à quelques kilomètres servant à toute heure. 10 minutes plus tard, nous sommes attablés devant une petite salade à proximité d’un groupe de motards ayant passé 4 jours sur les routes et remontant vers Ajaccio où ils reprendront le bateau pour le continent.

Nous échangeons quelques mots sur nos parcours respectifs. 2 points essentiels sont abordés, la route entre Porto et Calvi toujours en travaux (gravillons sur 10 km) et le désert des agriates. Puis nous repartons en direction des calanches de Piana.

1ère nuit : Porto (hôtel le Belvédère sur la marina)

Excellent accueil, le patron nous aide même à redémarrer les motos le lendemain matin. Le cadre est magnifique

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Nous entamons notre seconde étape. Effectivement la route n’a pas de bitume… il n’y a que la couche de gros gravillons. Le passage incessant des voitures soulève des volutes de poussière ; certains motards ont couché leur moto devant nous, les poses sont régulières tellement je tremble de tomber.

015port_calviNous nous désaltérons à chaque arrêt pour oublier le gout de la poussière dans notre bouche. Puis enfin du bitume avec quelques trous mais un sol dur quand même. Ouf nous avons fait le plus dur (en tout cas nous le pensions).

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Nous traversons maintenant un paysage montagneux ou coulent des torrents. Nous passons sur le pont du Fango et là se trouve l’auberge indiquée par pascal. Nous choisissons d’acheter de quoi grignoter et trouver un petit coin au bord de la grande bleue pour déjeuner.

Nous garons nos motos sur un parking éloigné du rivage, nous n’avons pas d’autre choix que de décharger l’ensemble des affaires et de les emmener avec nous sur la plage. La plage est en petits galets rouges et noirs.

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La plage de Galéria est déserte. Un joli bateau est amarré dans la baie. Un jet ski fait des allers-retours en s’éloignant et se rapprochant du rivage. C’est la seule présence Humaine. En revanche d’autres touristes flânent sur la plage. Un troupeau de vaches sauvages profite du soleil et du calme. C’est en les poussant que nous nous frayons un passage pour quitter la plage après notre baignade et notre déjeuner

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Nous passons à l’approche de Calvi, en fin d’après-midi, devant la pension de vacances de 031calvimon frère (la Balagne à Calvi) : hôtel club tout confort avec piscine accès direct à la plage : endroit très  sympathique. Arrivée à l’hôtel le Belvédère, nous parquons les motos dans un box fermé et nous dinons sur le port dans un petit restaurant face à quelques yachts VIP.

2ème nuit : Calvi (hôtel le Belvédère au pied de la citadelle) hôtel très convenable accueil neutre

 

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La journée qui suit s’annonce épuisante, nous abordons le désert des Agriates, nous savions que d’après nos lectures de guide avant notre départ que l’état la route était très aléatoire selon les années et la météo. Les motards que nous avions croisés nous ont affirmé avoir dormi sur la plage mythique de Saleccia malgré quelques passages difficiles sur le sentier. Nous entrons sur la piste menant à la côte sauvage 12 km plus bas, l’entrée du chemin n’est pas pire que la route de Porto à Calvi. Philippe ouvre la piste devant moi.037agriates

La surface devient très accidentée, les derniers orages ont laissé des ravines béantes au milieu du chemin, les rives culminent de chaque côté entre 60 et 80 cm plus haut bordé par le maquis épineux. Mon inexpérience ne me permet pas de conserver le contact avec la moto de tête. Ma vitesse insuffisante rend la moto très lourde et elle finit par avoir raison de mon centre de gravité. C’est la chute sur le côté. Je préviens immédiatement que je suis à terre et que je n’ai rien, Philippe descend de sa moto et court à ma rencontre 300 mètres plus tôt. On relève la moto tombée dans le sillon central. Je bénis les protections coudes-épaules de mon blouson. La moto redémarre et je remonte en selle Philippe maintient l’arrière me permettant de reprendre doucement confiance sur les 300 mètres  nous séparant de sa moto. Nous repartons aussitôt à l’assaut du désert. Je passe devant afin que Philippe adapte sa vitesse à la mienne et ne me perde pas de vue. Nous passons avec succès plusieurs passages tortueux sans encombre Philippe me parle sans arrêt pour me rassurer. Plus aucun son ne sort de ma bouche, mon appréhension ne cesse de gonfler. Les difficultés ne cessent d’augmenter, passage dans les flaques de boues, puis dans le sable, puis les ravines en montée en devers, puis les mêmes en descente et toujours en devers. 038agriates

Enfin une clairière dégagée sur les hauteurs nous permet une pause bien méritée. Nous apercevons le rivage. La Plage tant convoitée se dessine en contrebas. Nous avons parcouru les ¾ de la distance totale. On l’a touche du doigt. Les plus grosses difficultés sont derrière nous sans aucun doute. J’ai repris confiance en moi alors nous repartons. A ma demande Philippe repasse devant, je préfère qu’il me montre les passages. Je reste dans la roue de Philippe (grave erreur), il me montre qu’il vaut mieux rouler au centre du chemin plus étroit ici, même si il y a de gros cailloux : en cas de déséquilibre le pied à terre sera toujours plus haut que la moto et me permettra de redresser la moto. Je suis beaucoup trop près de lui, je freine la moto bascule à nouveau. Cette fois-ci Philippe me voit m’écrouler dans son rétro, couche sa moto et vient me dégager. Cette fois il y a de la casse, je vais bien mais j’ai laissé par terre la poignée du frein cassée nette.

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 Désormais il ne reste que 3 cm de longueur à la poignée. Les feux arrière droits ont tilté. Nous comprenons à cet instant que nous avons été inconscients de poursuivre la progression. Philippe décide que nous devons renoncer. Nous faisons faire demi-tour à sa moto en premier, le chemin est tellement étroit que la manœuvre est très difficile. La première moto rejoint la clairière, puis c’est au tour de la seconde moto. Je suis incapable de remonter en selle, je suis pétrifiée, je n’ai plus de jambes, je tremble de partout, à l’idée d’avoir maintenant devant nous les difficultés que nous venions de vaincre.

041agriatesLes téléphones portables ne captent aucun réseau. Philippe prend les choses en main, il va ramener les deux motos à l’entrée du sentier 8 km plus haut. Il prend ma moto pour repasser les difficultés dans l’autre sens, je reste dans la clairière pour me reposer. Nous restons en contact par les talkies. Retrouvant mes esprits, j’entame la randonnée pédestre, je croise Philippe à pied qui retourne chercher la deuxième moto.

Puis je l’attends à l’endroit où il a garé la première. Notre escapade dans le désert a duré près de 3 heures. Toutes les difficultés étant derrière nous je remonte sur sa moto et lui reprend la mienne avec la poignée cassée. Nous dissuadons plusieurs imprudents à poursuivre leur descente. Enfin nous rejoignons la route. Un camping-cariste nous fourni quelques outils pour resserrer la pédale de frein et le rétroviseur. Il nous réprimande sur nos imprudences et sur notre manque de matériel. Il nous informe que le rallye des vielles légendes empreinte la même route que notre itinéraire mais à contre-sens.

042st_florentNous roulons à nouveau et nous nous arrêtons sur la plage de Saint Florent pour nous déstresser.Baignadeset restauration de parts de pizza tiédasses bien secouées ayant partagées notre traversée du désert.

 

 

047st_f_centuNous reprenons la route en direction du cap corse. Je suis épuisée, la route est très sinueuse. Gravillons, trous, virages sans visibilité, ravins plongeant vers la mer. Nous croisons une première vague du rallye des légendes doublant dans les virages sans tenir compte des véhicules arrivant en face, d’autant que des motos peuvent facilement se serrer.

 

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Ces conditions sont très éprouvantes pour moi, je me trompe d’itinéraire, fait un demi tour hésitant et me vautre pour la troisième fois de la journée devant un petit groupe de touriste, m’aidant à me relever. Je suis en larmes, Philippe a lui aussi fait demi tour un peu plus bas, ne m’entendant plus dans les talkies, me trouve pied à terre, comprend alors que je suis encore tombée. Par chance, la moto n’a que quelques rayures, je n’ai rien cassé.

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Et c’est à bout de nerfs que nous arrivons à notre point de chute Centuri (hôtel La jetée). 075centuri

L’accueil du cuistot très désagréable a raison de notre énervement. Nous dormirons dans son établissement ayant versé un acompte à la réservation mais nous n’y dinerons pas.

 

065centuriNous découvrons grâce à lui le meilleur restaurant  de l’Ile (nous l’avons appris à notre retour) Le Vieux Moulin - Centuri. Nous dinons sur une délicieuse terrasse qui domine le port face à un magnifique coucher de soleil. Accueil très chaleureux.

 

 

Avant une petite ballade dans le port et la photo obligatoire (merci au pécheur local) à l'endroit où nous avons incrusté nos motos sur une vue du port pour en faire des cartes postales de remerciements à tous nos proches pour les poster de l'endroit précis.

 

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3ème nuit : Centuri (hôtel La jetée)

080centuriL’étape suivante n’a pas manqué d’intérêt. Remontée de tout le cap corse, nous n'avons pas apprécié à sa juste valeur le paysage. en raison de la recherche d'un garage pour réparer les traces du désert. C'est en appelant le loueur de motos qu'il nous indique un concessionnaire sur Bastia.

 

Il nous a fallu la matinée pour trouver un garage à la sortie de Bastia où réparer le frein. Philippe a piloté du désert des Agriates jusqu’à Bastia avec seulement l’aide de son index pour freiner  pendant 130 km.

 

 

Après notre halte de Bastia une longue route droite et plate nous attend jusqu’à Porto Vecchio, je retrouve ma moto. Petite halte nostalgique à Moriani Plage en souvenirs de nos premières vacances ensembles, passage devant les vignobles Président.

081solenzaraDéjeuner sur la plage de Solenzara, baignade à contre-courant accompagnée par les décollages des avions de chasse de la base militaire voisine

 

 

 

 

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088porto_veccArrivée à porto Vecchio accompagnée par la deuxième vague du rallye des légendes ayant terminé leur tour dans l’autre sens. Beaucoup moins impressionnant une fois les motos garées sur le parking de l’hôtel.

4 à 6ème nuit : Porto-Vecchio (hôtel Shegara).

Hôtel luxueux, accueil quelconque. Resto cantine.

 

 

 

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Le lendemain nous avons pris la route de Bonifacio pour remonter sur Propriano repérage d’un lotissement de petits pavillons en location pour de prochaines vacances dans la région puis, arrêt supermarché pour acheter le piquenique et

 

 

091criquesen route pour notre crique du lion. Petit endroit secret et désert près de Bonifacio, crique version seuls au monde.

 

 

 

 

 

Et nous reprenons la piste menant à cet endroit magique, quelques difficultés mais à côté du désert des Agriates c’est du pipi de chat. Le sol est très sablonneux, puis arrivent des dunes,

la première est franchie avec succès, pour la deuxième, je reste en bas pendant que Philippe attaque l’escalade, les pneus des transalp sont lisses en mal adaptés au terrain, dérapage et Philippe couche la moto. Je béquille et lui vient en aide pour la redresser à deux nous peinons, la moto se dérobe et n’adhère absolument pas au sol.

 

Une fois la moto hissée sur la colline, Je mets fin à la plaisanterie et force Philippe à redescendre.108criques107criques

Raisonnablement, nous garons les motos sur le bord du chemin et finissons la balade à pied. Nous avons pris assez de risques ces derniers jours.

 

 

 

 

Pause déjeuner et baignade aussi nus que les poissons et pêche aux oursins pour un déjeuner en amoureux.

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En fin d’après-midi nous rejoignons Bonifacio pour une balade en bateau ou nous découvrons la falaise très impressionnante vue de la mer. Puis diner dans un petit resto.

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Deuxième journée sur Porto Vecchio : Nous découvrons les plages médiatisées de cet endroit : Palombaggia :163palombagia165palombagia

en juin à 10 H du matin les serviettes et les parasoles sont déjà collés. La plage est sale, les nombreux petits bateaux et jet ski répandent à la surface de l’eau miroir une couche irisée d’hydrocarbures.

Nous quittons l’endroit bien vite pour continuer notre découverte vers le quartier de santa giulia 167port_bonif171port_bonif172port_bonif173port_bonif

puis les plages de Cartagio

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et enfin celle de Rondinara.

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L’anse en arc de cercle accueille beaucoup de touristes mais sans affluence excessive. Nous déjeunons dans une paillotte sur la plage. Correcte mais hors de prix. Le site est en effet exceptionnel. 179port_bonif

Nous quittons l’endroit après la baignade et nous entamons jusqu’à Bonifacio en longeant la côte, un crochet systématique à chaque route bifurquant vers la mer. Les plages et les criques se succèdent. Pientarella plage balayée par des vents forts nous permettant d’admirer le spectacle des véliplanchistes et des ski surf.

 

 

 

 

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Nous sommes rentrés à l’hôtel et avons diner dans un resto le Goeland - Porto Vecchio sur la plage à 50 mètres à gauche de l’hôtel. Accueil excellent Cadre magnifique et nourriture très convenable

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Nous quittons maintenant le littoral et empruntons les routes de l’intérieur. 1ère angoisse, afin de quitter Porto Vecchio qui ne nous a pas séduit, nous oublions un peu de faire le plein à la sortie de la ville. . 194ste_marie

 

 

 

Nous nous dirigeons vers les aiguilles de Bavella un peu soucieux de notre manque d’essence. Nous ne profitons pas du paysage forestier du massif de l’Ospédale,

Nous nous arrêtons sur les rives du lac :

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puis nous rebroussons chemin sur les conseils d’habitués  nous indiquant des stations sur Porto Vecchio. Et nous revenons vers Bavella.

 

 

 

Le temps se  gâte198bavella, 

les nuages s’amoncellent, le vent se lève et en arrivant sur le parking du site, j’honore les touristes de ma quatrième gamelle,déséquilibrée par une bourrasque. Je ne suis pas la seule sur le flanc, un couple en BMW se couche aussi. Plus de peur que de mal. 195ste_marie

 

 

 

 

 

 

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Nous déjeunons dans une petite auberge Sole e Monti à Quenza en redescendant des cimes un merveilleux civet de sanglier et le patron nous donne du sparadrap pour réassembler le boitier du clignotant droit souvenir de ma dernière chute. Nous traversons le massif forestier splendide avec quelques arrêts obligatoires pour observer et tenter de prendre en photo les cochons sauvages. Quand ils sont à bonne distance on ne peut pas béquiller les motos, une fois trouvé l’endroit idéal pour nous arrêter, les cochons s’approchent à vive allure provoquant notre replis immédiat.

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Nous arrivons à notre ultime étape. Nous savourons une bière en terrasse avec les habitués du bistrot et nous dinons sur place. De toute façon ici, un seul hôtel et un seul restaurant. Le Santa Maria. Ce n’est pas un hôtel de luxe, C'est propre, le patron typiquement corse est très sympathique, l’accueil estconvivial et l’assiette de charcuterie artisanale est une merveille

7ème nuit : Santa-Maria-Sicché (hôtel Le Santa Maria)

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Puis au petit matin c’est le retour sur Ajaccio. Le temps a tourné à l’orage, nous arrivons aux abords de l’aéroport avec beaucoup d’avance, aussi nous préférons continuer notre petite balade sur les petits routes de montagne. Et c’est très vite face au temps menaçant que nous préférons rendre nos motos avant qu’il nous arrive des mésaventures. Quand le loueur a vu l’état des motos il nous a demandé ce que nous avions fait avec…. Ben quoi juste le tour de corse… Etonnés d’avoir récupérer notre caution nous fuyons le parking craignant que l’on nous rattrape. C’est ¼ d’heure plus tard dans l’aéroport que nous revenons sur les lieux du crime pour prendre en photos l’état lamentable des Transalp. Hélas, les motos ont été emmenées pour remise en état pour les locataires suivant.. Nous rejoignons l’aéroport assez content de notre séjour, il ne nous est rien arrivé de fâcheux malgré nos imprudences et mon inexpérience. Nous reviendrons un jour pour une aventure similaire avec nos motos, mais je suis certaine que nous n’irons pas les tester sur les pistes du désert des Agriates…

Nous remercions de tout coeur nos sponsors : Toute notre famille et amis ayant participé au financement du voyage pour notre cadeau de mariage. Sans oublier mes collègues de l'époque, ayant déboursé 150 € pour une nuit dans un hôtel de luxe sur place rapidement échangé contre des euros mis de côté pour une participation au frais d'essence du parcours. Près de 1200 km parcourus sur l'ile de Beauté. Des souvenirs pleins la tête, une fatigue énorme mais aussi un soulagement que tout ce soit aussi bien déroulé. Quand repartons nous en balade???SAM_0583