Ce week end, nous avons approfondi le tracé turc.

Nous passerons par le lac Tuz en allant sur la cappadoce, histoire d'aller taquiner le blanc manteau miroitant de sa surface de sel façon Burt Munroe à Bonneville. Nous descendrons par des petites routes sinueuses en traversant la plaine anatolienne aux allures de steppe.

Nous prendrons ensuite la direction de goreme pour aller admirer la lumière du soleil couchant teintant de sepia les cheminées de fées.

Il est temps de reprendre cap à l'Ouest : Nous emprunterons la plus célébre voie reliant l'Orient à l'Occident.

Cette route mythique est ponctuée tous les 30/40 km - une journée de marche - de caravanserails ; les auberges musulmanes des temps médiévaux ; accueillant les chameaux traversant le pays. Lourdement chargées d'étoffes précieuses, les caravanes faisaient halte chaque nuit sur la route de Constantinople. A cette époque, bivouaker était voué aux pillages, il était plus prudent de rejoindre ces forteresses dont les lourdes portes offraient la sécurité aux voyageurs. Derrière les murailles il y avait une véritable petite cité. On y priait, on négociait, on se soignait, et on repartait vers la halte suivante. 

Nous allons nous plonger dans la machine à remonter le temps,

Voici la légendaire route de la soie dont nous allons emprunter le tronçon entre goreme et Egirdir. Nous égrainerons un komboloï de caravanserails :

sarihan avant restauration

sarihan

 

 

 

 

Sarıhan : Un magnifique caravanserail jaune construit en 1249. restauré, il sert aujourd'hui de cadre pour les cérémonies des derviches tourneurs

 

 

 

orsin hani

Orsin Hani : celui-çi n'a pas survécu aux siècles passés. il serait aujourd'hui en ruines. Cette information reste à vérifier sur place, j'ai trouvé sur la toile des images nommées Orsin  montrant des portes restaurées s'agit-il de la même batisse ?

 

 

 

 

 

sultanani

Sultanhan ou Sultanhanı : (1231 +JC) certes le plus célèbre c'est surtout l'un des plus grands et le plus bel exemple de l'architecture seldjoukide anatolienne. 

 

 

 

 

obruk2

 

  

obruk3obruk

 Han Obruk : ce caravanserail a été bati avec des pierres dont les symboles sculptés témoignent de leur origines. elles proviennent de monastères et d'églises bysantines.

 

 

Celui-ci tient sa popularité de la proximité du mur d'enceinte, d'un "oeil" turquoise de 175m de diamètre et de 30m de profondeur qui, selon la légende aurait été creusé par la chute d'une météorite. En fait c'est un effondrement tectonique.

 

 

 

 

 kiziloren

 

 

 Kizilören : aussi surnommé "ruines écarlates", est le plus ancien caravanserail édifié de l'époque seldjoukide (1205 +JC). En ruines, la fondation turque a financé entièrement la restauration en 2009 (1,6 milliards de dollars US). Un restaurant y a ouvert ses portes.

 

 

  

 

 

 

dokuz hani

Dokuzun Han : Il a été construit par un philanthrope nommé émir Hacı Osman sur la route de Konya-Akşehir-Afyon en 1210. Comme la plupart des caravansérails, il était situé près d'un ruisseau. La structure a été restaurée. c'est aujourdhui un café 

 

 

 

 

 

sadeddin hani

sadeddin hani ou zazadin : 


construit en deux parties, une partie couverte pour l'hiver, et l'autre ouverte pour l'été.

 

 

 

 

 

oruzlu

oruzlu2

 

horozlu hani

 

 

 

 

 

avant et après restauration

contruit entièrement couvert comme une auberge hivernale

 

ishakli

 

 

sahib ata ou ishakli 

sur la commune de Konia capitale de la dynastie seldjoukide

 

 

Je souhaiterai citer un article de Jean Pierre ROUX : sur  le monde de clio  qui rejoint ma profonde pensée. Les palais des caravanes déclenchent dans nos esprits des odeurs d'épices, des dialectes nomades et une page de l'histoire de notre planète.

Je frissonne d'avantage dedant les ruines plutôt que devant les établissements trop restaurés. J'ai plûtot envie de m'arrêter devant un édifice rongé par les élements du temps et de la nature que devant la reconstruction à l'identique de ces batisses. si l'on tend l'oreille près de ses ruines, nous pourrions entendre les spectres des voyageurs du XIII siècle. Nous essaierons de voir un maximum de ces haltes pour ressentir les vibrations baignant chaque site. J'en dedierai un article entier dès notre retour.

L'étude du tracé turc se révèle être d'une richesse extraordinaire. Nous devions rester une journée pleine sur Istanbul. Après étude de la carte en détails, nous arriverons à Istanbul à mi-journée pour profiter de l'après midi et de la soirée. Nous repartirons très tôt pour éviter les tumultes de la circulation le lendemain matin. Nous zapperons la nuit au bord de la mer noire préférant choisir un itinéraire sur deux jours plus sinueux et moins direct pour nous rendre en cappadoce. L'étape en quittant goreme sera longue. Nous arriverons certainement tard sur les bords du lac d'égirdir. Je veux profiter un maximum de cette journée, m'imprégner de l'ambiance et m'enivrer des odeurs fascinantes de la route des épices et de la soie. inch allah !!!