Partis de Delphes ce matin à 9H00 accompagnés des « au revoir » du patron de l’hôtel et de son réceptionniste en ninja verte qui ont reluqué nos caisses avec envie. Les petites routes menant sur la cote près d’Athènes sont encore très sinueuses.

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Il y a quelques passages en travaux. Mais si il n’y a pas vraiment de revêtement le sol est dur. Mis à part un passage en travaux style « tôle ondulée ».

L’heure tourne, il est temps de penser à ce qu’on va grignoter ce midi. On se met en mode scrutage de boulangerie. Et c’est en passant dans un village qu’une boulangerie attire notre attention. Le temps de faire demi tour et nous garer devant le boulanger est déjà devant sa boutique. A peine descendu, qu’il est à coté de nous ou plutôt déjà grimpé sur la GS . Il nous pose pleins de questions en grec. Et semble ne pas comprendre pourquoi cette moto ressemble à la GSA sans en être une. Il écrit avec son doigt dans la poussière déposée sur le réservoir pour communiquer avec nous. Il nous dit posséder une adventure, et il a flashé sur les valises noires touratech. Nous rentrons enfin dans la boulangerie, mais une fois dans la file d’attente, nous hèle derrière le fournil. Il est armé d’un stylo et d’une feuille de papier. Il souhaite encore des renseignements. Modèle, année, coût des scalas et nous montre sa belle en page d’accueil de son I phone !

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 Ici en Grèce une GSA alors que c’est quand même le pays des Vstrom 650 ! la preuve, c’est le petit cheval des motards de la police (z’étaient pas chaud que je la fasse cette image. Ils n’ont pas voulu être dessus. Juste la moto !)

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Et une fois nos emplettes boulangère effectuée c’est la boulangère (à faire pâlir les hôtesses de l’air, tellement elle est souriante et jolie) qui nous demande d’où on vient, et elle nous répondra c’est incroyable. Une fois quelques fruits achetés à l »tale d’à coté et les top cases remplis, nous quittons la place sous les regards du couple, Monsieur, expliquant à la pomponette le tracé dessiné sur nos caisses,  à grand renfort de Yassas, à notre attention.

Nous empruntons maintenant des routes en terrain connu. On va parler de pèlerinage pour nos jours prochains. Cela ne fait que la septième fois que nous foulons le territoire grec et le Péloponnèse est pour nous une deuxième patrie. En tout cas, notre cœur y bat plus fort !

Premier arrêt : le Kinéta rien que pour toi ma grenouille !

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Deuxième arrêt pause déjeuner : on a triché on connaissait l’endroit ! De quoi garer les belles à l’ombre et à proximité, un banc ombragé et la plage encore et toujours déserte !

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Nous basculons dans les argolides. Une côte sauvage, déserte, découpée entre abrupt et falaise. Nous voici sur Nauplie. Il nous faut trouver un lieu de résidence pour la nuit. Comme d’habitude certains établissements ont été ajoutés aux favoris des GPS, et c’est tout simplement en empruntant un sens interdit, que nous tombons devant un tout petit hôtel sur un emplacement pouvant accueillir nos deux mules. Une vieille dame, sur le pas de porte, nous guide dans nos manœuvres. Ce n’est pas cet hôtel que le GPS mentionne mais devant tant de gentillesse, nous rentrons dans l’établissement. Elle ne parle que 3 mots d’anglais, mais passe immédiatement un coup de fil pour appeler du secours. Et c’est d’un pas titubant, qu’un vieux monsieur hors d’âge fait son entrée dans le hall par une autre porte donnant sur la rue perpendiculaire. Lui parle un anglais plus étoffé mais il ne voit guère à plus de 10 cm. Nous confit les clés de sa meilleure chambre et nous demande d’aller y jeter un œil. On est complètement tombé sous le charme de ce couple octogénaire et de leur pension. La chambre est suffisante mais la vue du balcon est incroyable. Nous sommes à moins de 30 mètres de la mer. Nos motos sont garées au pied de l’hôtel alors qu’on est en pleine zone piétonne et tout ça pour 40 euros ! Cela fait 10 mois maintenant que nous zoomons désespérément sur cette cité vénitienne déplorant de ne pas trouver un hôtel nous permettant d’accéder à cette zone avec nos deux roues. Et à moins de 100 euros, la nuit à plus de 3 kilomètres du centre, nous avions jeté l’éponge sur cette possibilité !  la petite mamie, nous parle maintenant en grecque mais nous sommes obligés de comprendre ses paroles accompagnés de ses gestes. Elle nous parle de notre visage souriant et bronzé : en clair on a une bonne tête. Voila maintenant qu’elle se jette à notre coup pour nous embrasser. Une fois posés nos sacs, et douche rafraichissante prise, nous partons pour une petite balade dans la cité avec mini croisière pour accéder au fort planté au milieu de la baie. La saison touristique est passée et nous sommes presque seuls sur cet ilot. Quel Aubaine, un figuier aux fruits mûrs nous offre généreusement notre quatre heures.

Une fois revenus à l’hôtel, nous entamons quelques vérifications techniques sur nos belles. Les GPS ont pris l’humidité et il faut y remédier rapidement. Nous avons des difficultés à gérer les passants dont la curiosité les amènent à nous questionner sur  notre itinéraire mais aussi la patronne de l’établissement qui continue à attirer notre attention. Cette fois çi elle redescend de chez elle avec dans les mains des oranges qu’elle nous offre. Elle nous accompagnera aussi dans la taverne voisine pour s’assurer que nous dinerons convenablement.

Le patron de la taverne nous expliquera que cette vieille dame fait partie des descendant des SAVOURAS, surnom donné à la plus célèbre famille grecque dans le monde depuis le siècle dernier, qui est également le nom de son établissement. Quelle en sera la stupeur de ce dernier en apprenant mon nom de jeune fille !! Nous serons accueillis comme des rois !

 

 

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