départ de bonne heure pour l'étape la plus difficile selon les informations glanées avant notre départ et confirmés par les voyageurs rencontrés en sens inverse. 

le but est de rejoindre la dernière grosse ville avant la frontière : Olgi

200 kilomètres de piste un pot pourri annoncé de trial, de sable, de kilometre caillou, de tole ondulée, et de gués avec des altitudes frolant les 2700 m. impossible d'affirmer que nous serons dans l'objectif avant ce soir. 

 

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le paysage est rude et magnifique, une succession de prairies gigantesques, bordées par des monts encore sous des callotes de neige.

les pistes serpentent entre les collines et les troupeaux. personne - seuls au monde. (les portugais sont déjà bien loin). Nous apprécions le calme qui règne en ce lieu et attendons à chaque instant que les difficultés annoncées deviennent hard. et curieusement, malgré quelques passages un peu techniques, la voie n'est pas si insurmontable.  

arrive la vallée où les lacs se vident les uns dans les autres et le gué annoncé se profile. 

philippe fonce à pied efffectuer les repérages, l'eau arrive à mi-cuisses... (!) sur 25 mètres avec du courant... de quoi faire pipi culotte

(nota les bottes forma sont bien étanches jusque 35 cm de tige, puisque l'eau entrée ne ressort pas) 

 

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un passage plus à gauche nous semble préférable, le courant est plus marqué mais la hauteur d'eau n'exède pas la hauteur des bottes et le passage se fait sur 20 mètres. 

je préfère me lancer la première. si je vois choir Khan, je n'aurai pas le courage d'affronter ma peur. 

philippe se tiend à ma hauteur pendant toute la traversée pour assurer mon passage. Houra ! épreuve franchie. 

au tour de la 12 de faire ses ablutions. même technique, je suis à ses cotés les pieds dans l'eau, mais sans grande utilité vu la rapidité de son allure et c'est aussi la victoire. Nous remettons nos séants légèrement humides sur la selle et davaï ! c'est reparti... 

Oups ! le gué n'est pas tout seul... il a des petits frères.... tous différents techniquement. des plus courts (fastoche) des plus long mais sans vraiment de profondeurs, et le dernier sur 50 mêtres pas impressionnant au premier plan, puisqu'il s'agit de petits cours d'eau très peu profond, mais la surface de contact n'est autre que des galets ronds. Et ça : c'est pas du gateau. philppe le passera sans mon aide. mais sans philippe qui tirera vers le haut la petite altaï qui souhaite s'enfouir sous les galets. j'y serai encore. 5 gués au total seront franchis.

allez zou ! il faut filer maintenant l'orage menace sur les hauteurs, et nous n'avons pas très envie de le subir dans ce décor encaissé. 

Nous arriverons sur olgi vers 16H. la ville est repoussante. l'odeur acre de plastique brulé nous brule la gorge. après avoir traversé un massif aussi pur que l'Altaï, nous ne pouvons nous résoudre à dormir ici. d'autant que tous les hotels trouvés n'offrent que la rue très fréquentée pour garer les motos. allez on tente le village suivant, juste avant la frontière.. et bah pas d'hotel.

on file donc à vive allure vers la frontière 30 km plus loin. avec l'idée bien arrêtée de dormir en Russie dès ce soir...

 

la suite au prochain épisode