Nous partons de très bonne heure, nous avons moins de 400 km à parcourir, mais 2 points de passage allant certainement nous ralentir. le pont flottant et la frontière Kazakh. La météo n'est pas du tout notre alliée. Il y 5 ans un vent violent formant une forte houle m'avait effrayé sur le pont. là le vent est quasi nul : Il pleut. heu je préférai le vent au final. La surface roulante du pont est métallique et les plaques de métal mouillé avec nos panzers chargés bah c'est pas green ! et comme si ça suffisait pas, le pont est en travaux. A chaque extrémité ils refont la rampe d'accès à coups de pelleteuse dans les rives du fleuve formant une jolie bande de terre bien mouillée. Alors monter sur une planche à savon en ayant soin d'enduire nos pneus route d'une couche de crème bien glissante bah c'était sportif. 

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La frontière est avalée en moins de 40 minutes, la france a des accords avec le Kazakhstan il n'y a pas besoin de visa. C'est ensuite que les choses se corsent puissance 10. 

Il y a 5 ans la route menant à Atyrau était très dégradée. beaucoup de trous dans un bitume déformé par le nombreux passages de camions. La route n'a pas été entretenue pendant cette période, et ils commencent tout juste à en refaire des tronçons. La route étant en travaux, des déviations sont mises en place. De longues pistes longent le chantier. Même si la piste en elle même a reçu un substrat dur pour permettre aux véhicules de passer, la pluie incessante et les nombreux véhicules de chantier l'empruntant, l'axe est recouvert de boue rouge et d'immenses flaques d'eau permettent aux camions circulant à contre sens de nous tsunamiser régulièrement. Les pneus n'ont quasiment aucune adhérence sur ce glacis. Sur le trajet total ces passages ont représenté un petit 100 km. Sur les zones non refaites, des trous béants perforent le bitume et la pluie les remplit alors pas question de rouler la tête en l'air, concentration maximum pour éviter ces nombreux trous cassants dont la profondeur est inconnue. On a tapé quelques fois dans certains non évitables où non visible sans dommage pour la mécanique. Bien sûr pas de photos sur ce tronçon mais des photos à la fin des misères : les pneus supplémentaires sont remplis de sable et d'eau, il est impossible de lire les plaques d'immat et nos fringues sont dignes des ouvriers excavateurs. 

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place aux sourires en arrivant sur Atyrau. Une fois posés à l'hotel ... sans eau chaude à cette heure ci... je prends contact avec nos anciennes connaissances pour signaler notre arrivée. Aussitôt la réponse arrive : "Je viens vous chercher". 

Danil nous étreint de joie à nous retrouver. Le bonheur est partagé. Les milliards de questions  abreuvent nos conversations, où quand comment combien pourquoi? sur tous les sujets, de Notre Dame à la Mongolie en passant par les gilets jaunes, les migrants et le prix de l'essence en Europe et la météo très décalée qui en mai ressemble à un temps de début avril au niveau des températures et de l'hydrométrie. (eux apprécient cette fraîcheur mouillée, nous moins) 

La route de ce jour a creusé nos estomacs (j'ai à peine avalé un oeuf dur dans le milieu de la journée) après un rapide tour de la ville en traversant le pont ASIE <=>EUROPE dans les 2 sens, nous nous posons dans un petit snack pour nous restaurer (je vous passe le couplet désagréable où il a fallut insister lourdement pour qu'ils daignent m'ammener une assiette de pâtes. (Suis je une femme Alien dans ce pays un peu macho?) 

Au fur et à mesure nous voyons entrer des visages connus qui eux aussi sont très heureux de nous revoir. 

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Rapidement les conversations s'enrichissent de souvenirs des bons moments passés ensemble il y a 5 ans. On discute des changements familiaux depuis, les enfants grandissent et d'autres sont venus au monde.

 

Seul andré ne parle pas anglais ! qu'importe il y a 5 ans philippe et lui ont réussi à communiquer et aujourd'hui avec les applications de traduction instantanée les phrases se font nombreuses. 

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Et on reparle de sport, ils ont un entraînement ce soir. La patinoire est encore en service pour cause d'absence de canicule et les gaillards en sont ravis. et c'est avec plaisir et curiosité d'assister à leur séance de training. C'était soft ce soir, pas d'enjeu, juste un petit match pour s'amuser... ah bah comment ça doit exploser quand ils sont en compèt !!! 

le match est intense et en même temps bon enfant, ils sont 6 contre 6 avec seulement une septième personne qui attend son tour pour jouer. normalement, ils sont une  vingtaine à se relayer sur la glace sur des périodes de 1 à 2 minutes puis des repos de 3 à 4 minutes. Avec un seul joker ce soir ils sont vite claqués mais ils sont combatifs jusqu'aux derniers instants. Dès qu'une équipe marque, les joueurs de celle ci tapent leur crosse sur la glace en signe de victoire. Il y a beaucoup de contacts et on comprend dès la première minute que l'échauffement est primordial et que l'équipement les fait ressembler à des cosmonautes. Ils sont déjà gigantesques mais grimpés sur leur patins il prennent encore 10 cm ! 

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Notre soirée prend fin à la fin du match il est 00H30.

demain plan A pour switcher les pneus routes avec les tétines chez les Phantom Atyrau, le club de biker local

 

PS : pour en savoir plus sur notre passé avec l'équipe de Hockey du Kazakh lire ici : 

J11 - Phantoms of Kazakh! - les tribulations de LillyBellule et Khan

Je vous présente une partie l'équipe de Hockey sur glace du Kazakhstan : Sergueï, Daniel et André. voici l'histoire de notre rencontre : Une journée sans roulage consacrée à quelques documents officiels à remplir au bureau de l'immigration (40min) à l'approvisionnement nécessaire à notre bivouac ainsi qu'au changement de pneus de nos machines.

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