09 Juin - Etape 12 – Kotor (Montenégro) – Dubrovnik (Croatie) -108 km



Enfin une nuit complète. Et cela nous a été fort agréable.
Le petit déjeuner servi en terrasse est digne du nombre d'étoiles de l'établissement
mais il faut le reconnaître, il n'est pas à la hauteur de l'adriatica en Grèce.

Check-out vers 9H00 après avoir fait le plein à la réception de Cartes postaaaaales offertes
Nous devions visiter les remparts de Kotor en partant :
Nous avons quitté l’hôtel équipés des vêtements de pluie, le ciel noir de l’orage nous menaçant. 
Halte devant la poste :
non non malgré le manque de lumière nous ne sommes pas le soir : 


Philippe reste près des motos et j'entre dans la poste pour acheter les 15 timbres nécessaires aux mailing (qui devait partir à l'origine d'Albanie).
Pendant que la guichetière prépare ma commande avec des timbres de collections s'il vous plaît, un client derrière moi engage la conversation (in english, in the text..)
"C'est à vous les motos devant? belles machines. Vous venez d'ou? "
Puis il continue le dialogue par son histoire, il a habité Bordeaux pendant de nombreuses années, et connait néanmoins Paris. Il m’interroge ensuite sur notre parcours et nos prochaines destinations. 
Je sors de la poste en racontant la scène et Philippe éclate de rire. Il a eu exactement la même conversation avec l'homme avant qu'il entre dans le bâtiment. 
En ressortant, il passera nous saluer salut en expliquant sa farce sourire 2 à Philippe.
Il est temps de reprendre la route avant que l'orage nous rattrape.
Mais la 650 refuse maintenant de repartir. Philippe me pousse, mais rien n’y fait. Nous échangeons, je pousse, la 650 tousse mais c’est tout. Je fini à bout de force, par demander de l’aide à la terrasse d’un café. Un gentil facteur nous sort de la galère en nous apportant suffisamment d’élan pour qu’elle accepte de repartir.
Nous voici maintenant trempés de l’intérieur sous les combines...
Il faut maintenant rouler pour espérer recharger ma batterie, mais aussi pour tenter d'échapper à l'orage. Tant pis pour Kotor, nous ne la visiterons pas aujourd'hui. Mais nous reviendrons spécifiquement pour découvrir le Monténégro.


Les nuages noirs nous ont maintenant rattrapé et fondent sur nous. L’orage éclate, nous ruisselons maintenant aussi de l’extérieur. D’immenses flaques se forment sur les bas côtés et nous passons doucement soulevant des gerbes. Les souvenirs de l'orage bulgare me hantent. Quelques kilomètres plus loin, le sol est jonché de feuilles d’arbres hachées : des grêlons de la taille d’un œuf de pigeon tapissent le bas côté de la route : Si nous n’avions pas perdu du temps pour repartir de Kotor, nous aurions certainement été criblés d’impacts de grêle… 
Nous poursuivons notre chemin sous la pluie. En prenant de l’essence (uniquement pour la 1000, ne pouvant couper le contact de la 650) on nous indique un garage à quelques kilomètres pouvant nous changer la batterie défaillante.
La route récente ne présente aucune signalisation de direction et notre position dans nos écrans des tomtom est maintenant une petite flèche perdue au milieu de la pampa.
Nous persévérons sous une pluie battante à suivre ce ruban de bitume tout neuf slalomant entre deux aplombs de montagne sur une vingtaine de kilomètres (ça devait être le manque de bitume subit depuis 2 jours qui nous a fait suivre cette route somptueuse pendant autant de temps). La route s’enfonçe toujours vers le nord dans les montagnes. Nous n'avons croisé aucune habitation sur l'ensemble de ce tracé. Nous réalisons que cette route nous mène tout droit vers l'inconnu.
Nous finissons par rebrousser chemin et nous revenons complètement sur nos pas jusqu'à la sortie de Kotor où nous empruntons une toute petite route sans indication qui longe la baie. 
C’est un traversant le prochain village que nous trouvons sur la gauche un petit garage devant lequel est stationnée une moto, coïncidence c’est une Vstrom 650 Mini biker . Nous expliquons rapidement au garagiste propriétaire de la belle bleue, nos ennuis de batterie. Il passe quelques coups de fil et nous annonce, qu’il a trouvé une batterie, qu’il doit maintenant aller la chercher. Il évalue notre attente à 40 minutes, nous fixe le prix : 45 € la batterie + 10 € pour la course. OK, nous validons sa proposition. 
Il ferme ensuite le garage, avec nos affaires qui sèchent à l'intérieur en nous indiquant la petite porte sur le côté si nous avions besoin de quelque chose et nous montre une taverne barbecue face au garage pour déjeuner en l'attendant, puis file en voiture chercher la batterie neuve.

Dès notre entrée dans la place, la serveuse nous offre en guise de welcome des petites sardines en friture. Elle ne parle pas un mot d’anglais comme aucun de ses clients, des artisans du coin. Je retourne au top case récupérer tous les petits dicos offerts à noël par nos enfants ( Merci ). C'est en voyant le croate que son sourire revient, nous échangeons ensuite sur ce que nous désirons manger. Petites brochettes de viande accompagnées de frites avec la petite bière qui va bien. Excellent pour 7 Euros au total
On oubliera simplement de boire le café servi étant plutôt turc... Tchao 

45 minutes plus tard le garagiste est de retour, la batterie monténégrine est installée et la 650 ronronne dès le premier coup de démarreur. Nous dialoguons longuement avec ce Vstromiste sur notre périple et sur l’équipement de nos motos. 
Malgré la galère du jour, nous convenons que sans elle, nous ne nous serions jamais arrêtés déjeuner dans ce troquet, et nous n’aurions pas fait cette très sympathique rencontre avec notre garagiste vstromiste. Nous reprenons la route sous un soleil de plomb sunny et un ciel bleu azur.
Au moins avec cette pluie, les motos ont étés rincées de la poussière albanaise
après l'orage : 


Passage de frontière rapide et sans souci.







le paysage est assez vert 




et bleu 




Arrivés sur Dubrovnik, localisation d’un hôtel dans un quartier plus résidentiel et moins fréquenté que la vieille ville, pose des bagages, douches,









Puis reprise d’une seule moto pour se rendre dans la ville fortifiée.
Nous avons eu de la peine à garer une seule des motos tellement le lieu est fréquenté par les touristes.



Il faut avouer que cette ville est particulièrement belle malgré les fantômes de guerre blessant encore certaines façades. Des impacts de tirs sont encore bien visibles. Le soleil et la chaleur font fuir les touristes coté rue ombragée, et le dédale de ruelles étroites est très fréquentée.
Balade au sein même de celle-ci dégustant une très bonne glace (pas de place pour dukan ici, il faut des calories pour surmonter la dépense d’énergie journalière) puis une petite bière bien fraiche en terrasse. 









Malgré la beauté des lieux, notre premier contact avec la Croatie est très décevant.
Le prix des hôtels est exorbitant (même éloignés du centre) avec l'Internet Payant : Merci la société moderne !
Depuis notre départ, nous n'avons jamais payé de connections. Même au fin fond de l’Albanie, le wifi était gratuit ! Par contestation, nous ne consommerons pas ce moyen de communication. l'article du blog sera mis en ligne ultérieurement.

Nous sommes revenus dans la civilisation touristique. Les commerçants et les passants parlent français. Notre oreille n'était pas prête à reprendre son écoute franchouillarde ! Les paroles des visiteurs nous replongent dans un quotidien que nous fuyons depuis maintenant 13 jours. Cet accent nous confronte à une autre réalité : dans 5 jours nous sommes de retour en France !!!
Aussi pour oublier notre avenir proche, nous avons préféré basculer sur les souvenirs des quelques jours précédents. Nous retournons près de notre hotel, et c'est à pied que nous entamons notre soirée empruntant un sentier surplombant la crique.









Nous dînerons dans les jardins de l’hôtel, sous les frondaisons des arbres se balançant au rythme de la brise légère venue de la mer.

Fin de la journée. Demain nous irons visiter notre deuxième ville croate : Split. 
Pour ma grenouille, je vais voir de mes yeux les endroits que tu as déjà vus auparavant. Amandine tu es mon guide pendant 3 jours.